Collectivités locales

Amiens-Métropole, la communauté d’agglomération s’engage pour l’innovation et l’emploi

Faire baisser d’ici cinq ans le taux de chômage supérieur de deux points au taux national, c’est l’ambition des élus métropolitains. Ils comptent bien y parvenir grâce à la mise en place d’un pacte pour l’emploi et l’innovation. Il y a 15 ans, une politique publique d’Amiens et du département de la Somme avait abouti à la création de 3 500 emplois dans le domaine de la relation clientèle. C’est aujourd’hui un même esprit qui anime les élus pour faciliter l’entrepreneuriat.

« En premier lieu, nous avons mobilisé l’ensemble des acteurs du territoire autour de ce projet qui a fait l’objet de nombreuses consultations et donné naissance à ce pacte pour l’emploi et l’innovation, voté à l’unanimité par le conseil de la métropole. Nous avons ensuite rassemblé toutes les forces vives — entreprises, chercheurs et universitaires — par le biais méthodologique de la création d’un cluster pour les faire travailler ensemble. Cela en vue de créer de nouvelles Amiens-Métropole veut attirer des entreprises sur son territoire. Amiens-Métropole La communauté d’agglomération s’engage pour l’innovation et l’emploi entreprises ainsi qu’une force d’att ractivité d’implantation d’entreprises extérieures européennes voire internationales » explique un élu de la métropole. Un engagement dont la finalité consiste à redonner une vision stratégique au territoire d’ici à 2020 sur l’échiquier national et international et à récréer un vivier durable d’emplois qualifiés.

Face au faible taux de créations d’entreprises sur Amiens-Métropole (1 034 pour l’année 2013), il importait de faire évoluer l’ensemble des outils disponibles pour permett re aux porteurs de projets d’accéder à une palette d’outils adaptés et sur mesure, de la création à la mise sur le marché.

Le pacte pour l’emploi et l’innovation vise donc à clarifier et à simplifi er les dispositifs existant entre les différents partenaires du développement économique, en créant un portail spécifique destiné à aiguiller l’implantation des créateurs et des repreneurs d’entreprises qui veulent innover, pour qui les démarches administratives se muent bien souvent en un véritable parcours d’obstacles. Amiens et sa métropole ont choisi de s’appuyer sur des axes économiques forts amenés à se développer.

Trois secteurs stratégiques ont été choisis en fonction des composantes du territoire. C’est ainsi qu’un premier cluster sera dédié au stockage de l’énergie et à l’autonomie énergétique. Pour Amiens, les enjeux sont de favoriser l’émergence et le développement d’un écosystème dédié à la batterie et à l’autonomie énergétique et d’une chaîne de valeur la plus complète possible, de la recherche au marché. La création de ce cluster s’appuiera sur le laboratoire de réactivité et chimie des solides (LRCS) de l’Université de Picardie Jules-Verne (UPJV).

« En matière de santé nous avons aussi quelques points forts sur notre territoire qui accueille l’institut Faire Face spécialisé en chirurgie réparatrice. Il existe d’autres créneaux à développer dans ce secteur avec la médecine personnalisée, ou encore la silver économie, un secteur porteur pour lequel nous disposons de compétences à l’université de Picardie, spécialisée sur la longévité, avec un volet notamment sur la nutrition » poursuit l’élu.

Le dernier cluster sera consacré à l’industrie numérique. Amiens dispose en effet de nombreuses compétences pour faire émerger un cluster d’envergure européenne combinant les nombreux savoir-faire du territoire. À l’image du programme « e-cathédrale », du projet Assiduitas, et du projet CIME. Ces nouveaux services numériques doivent à présent être pensés, par les différents acteurs qui viendront appuyer les processus de transfert, en vue de faire émerger des produits innovants absorbables par le marché.

« Nous souhaitons développer nos emplois dans l’industrie mais aussi l’économie sociale et solidaire (ESS) » affirmait récemment Brigitt e Fouré, maire d’Amiens et vice-présidente d’Amiens-Métropole. Avec 5 500 établissements employeurs en Picardie, l’ESS présente des opportunités d’évolution importantes pour le territoire qui compte déjà un certain nombre d’initiatives sur des marchés tels que le recyclage des déchets.

Réinstaurer l’esprit d’entreprendre en partenariat avec l’Éducation nationale

Et parce qu’il n’y a pas de croissance sans esprit d’entreprendre, le Pacte prévoit, en concertation avec l’Éducation nationale, de mener plusieurs actions auprès des 16 900 élèves du primaire et du secondaire pour les sensibiliser à des programmes « mini-entreprises ».

Le pacte pour l’emploi et l’innovation permettra également de mieux resserrer les liens entre le monde de l’entreprise et l’université, à l’instar du contrat étudiant entrepreneur et du projet de pôle étudiant pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat (Pepite) pour donner une meilleure lisibilité de l’offre des métiers possibles sur le territoire.

« Il nous faut désormais mettre en musique ces projets et élaborer un calendrier. Avec les différents partenaires du Pacte, du conseil régional à la chambre de commerce et d’industrie, en passant par l’Université de Picardie Jules-Verne et la Caisse des dépôts, nous signerons des conventions de coopération dans les trois mois. Au cours de l’année 2015, l’ensemble des outils ainsi que le plan de marketing territoire seront définis. Nous voulons être en ordre de marche le plus rapidement possible pour engager les démarches auprès des investisseurs potentiels », commente Alain Guest, député de la Somme et président d’Amiens-Métropole.

Le budget de fonctionnement prévu pour cette opération, composé pour partie de fonds européens, représente un montant d’environ 1 million d’euros. Des fonds privés seront également sollicités pour ce dispositif.    

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