9000 projets d’investissement locaux financés par France Relance

Sur les 100 milliards d’euros engagés dans le cadre du Plan de relance, ce sont plus de 10 milliards de mesures qui bénéficient aux collectivités locales.

« Les collectivités locales sont absolument décisives pour le succès du plan de relance. (…)Ces projets financés à hauteur de 2,1 milliards d’euros représentent 6 milliards d’euros de commande publique pour les artisans, les TPE et les PME du secteur du BTP qui sont les plus concernés » a rappelé Bruno Lemaire, ministre de l’économie lors de la présentation du premier bilan du déploiement des mesures de France Relance à destination des collectivités locales, aux côtés de la ministre de la Cohésion des Territoires, Jacqueline Gourault et du ministre délégué chargé des Comptes publics, Olivier Dusspot.

De la rénovation d’établissements scolaires à la création de centres médicaux de proximité en passant par l’accès au THD, la création de pistes cyclables ou encore la réhabilitation de friches, ce sont 9000 projets d’investissement locaux qui sont actuellement financés par France Relance, avec rapidité puisque « les élus n’ont pas eu à attendre de boucler leurs plans de financement pour lancer les travaux » et « en circuit court » comme a tenu à le rappeler Jacqueline Gourault : « Les enveloppes sont gérées directement par les préfets. Les fonds ont été déconcentrés. Ce ne sont pas des projets ciblés par le gouvernement mais des projets voulus par les élus eux-mêmes ». Selon la ministre, plus de 10 milliards de mesures vont bénéficier aux collectivités locales dont 2,5 milliards de dotation de soutien aux investissements, 3 milliards de crédits des ministères sectoriels et 4,2 milliards de soutien en recettes.

Les territoires les plus fragiles ne sont pas oubliés

La ministre a insisté sur le fait que les enveloppes de France relance étaient prévues pour toutes les collectivités : « Contrairement à une petite musique qui parfois a été répandue, les territoires les plus fragiles ont été priorisés, en particulier les territoires ruraux qui bénéficient largement des financements. (…)Les premières analyses fines sur l’utilisation des dotations programmées en 2020 indiquent par exemple qu’un quart des fonds sont allés vers les zones de revitalisation rurale qui représentent 16 % de la population. Autre exemple en Occitanie 65 % des projets de rénovation thermique le sont dans des communes de moins de 2000 habitants, les 5 départements les plus ruraux de la région, c’est-à-dire l’Ariège l’Aveyron, le Gers, le Lot et la Lozère bénéficient de 28 % de l’enveloppe ; même raisonnement sur les quartiers politique de la ville (QPV) dont les maires font souvent face à des charges financières importantes qui laissent parfois peu de place aux décisions d’investir. Là encore, France Relance c’est déjà 100 lycées situé en QPV ou à proximité qui vont bénéficier des fonds de France Relance. Et enfin un dernier exemple dans l’arrondissement de Lille 42 % des crédits de la rénovation thermique bénéficie à des communes qui relèvent de la politique de la ville. »

Des ajustements seront nécessaires

« Il peut rester ici ou là des difficultés de mise en œuvre et c’est normal quand on lance un projet de cette importance » a ajouté Bruno Lemaire. Parmi les sujets évoqués, les aides à la réhabilitation des friches, « des projets qui représentent souvent un coût très important avec un coût de dépollution qui peuvent être très lourds. Les demandes sont très importantes. Nous avions prévu 300 millions d’euros pour la réhabilitation des friches, or la demande est 6 fois supérieure. il va falloir que nous regardions comment est ce que nous pouvons par redéploiement de crédits au sein des 100 milliards d’euros voir comment est-ce que nous pouvons financer davantage de projets de friches. » Un point de situation de l’ensemble du dispositif est déjà prévu l’été prochain auquel seront conviées les associations d’élus pour évaluer à mi-parcours l’efficacité du dispositif. « Nous verrons quelles sont les mesures qui se déploient le mieux, quelle mesures ont rencontré moins de succès pour être plus efficace à partir de la rentrée. Nous verrons ensuite en septembre ou en est notre économie et quels sont nos besoins » a précisé le ministre de l’Economie.

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