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Les résultats de la troisième enquête de l’observatoire de la démocratie de proximité AMF-CEVIPOF/Sciences-Po dévoilés le 13 novembre montrent qu’à quelques mois des prochaines échéances électorales, 60 % des maires (contre 45 % en 2018) considèrent que la situation de leur commune s’est améliorée au cours des cinq dernières années. Et toujours à propos de bilan, une forte majorité d’entre eux (90 %) jugent que leur commune est en bonne santé financière (contre 80% l’an passé). Un bilan qui toutefois tranche avec la représentation des Français de la situation financière de leur commune. Ils sont en moyenne 2,5 fois plus pessimistes que leur maire.

La traduction de cet esprit combatif est à lire dans l’évolution sensible du pourcentage de maires prêts à se représenter en mars 2020. En 2018, bien qu’il ne leur était pas proposé de répondre « je n’ai pas encore pris ma décision », ils étaient 50 % à vouloir jeter l’éponge. En 2019, avec ce changement dans l’enquête, ils sont 48 % certains d’être candidats à leur propre succession, 23 % encore indécis et 28 % à déclarer vouloir abandonner. Si les choses devaient en rester ainsi, le scrutin 2020 ressemblerait à celui de 2014 en termes de renouvellement.

En tête des motifs de non-candidature en 2020, la difficile conciliation entre vie personnelle et professionnelle et la fonction de maire.