Restrictions pour quatre régions, règles strictes dans les transports en commun, accès aux plages… des précisions sur le plan de déconfinement

« Lundi 11 mai sera le premier jour d’une nouvelle phase qui demandera aux Français responsabilité et discipline » a prévenu le premier ministre Edouard Philippe qui présentait jeudi après-midi, aux côtés de ses principaux ministres, les grandes lignes de la levée progressive du confinement instauré le 17 mars 2020 sur l’ensemble du territoire. En l’absence d’un vaccin, la seule façon de vivre « est de nous en protéger » a-t-il déclaré. Dans la majeure partie du territoire la vague épidémique a pu être contenue. Les départements concernés, dits « verts » pourront dès lundi ouvrir les collèges, les parcs, les jardins et les petits musées. Il sera possible de se déplacer, sans autorisation, dans un rayon de 100 kilomètres, Et si leur situation évolue favorablement dans trois semaine, une nouvelle phase de déconfinement pourra être envisagée début juin, selon le chef de l’exécutif. A contrario, la situation reste tendue dans quatre régions métropolitaines– l’Ile-de-France, les Hauts-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté et le Grand Est – qui devront faire preuve d’une extrême vigilance pour limiter la circulation active du virus. Dans ces zones dites « rouges », le déconfinement sera plus strict. Les déplacemement y seront autorisés dans la limite de 100 kilomètres mais les collèges, parcs et jardins resteront fermés. A Mayotte où le nombre de contamination augmente, le déconfinement est repoussé.

Port du masque obligatoire dans les transports

S’agissant des transports en commun où le port du masque est rendu obligatoire, l’objectif est d’en limiter l’accès pour éviter la propagation du virus. En-Ile-de-France notamment, à la demande de Valérie Pécresse, présidente d’Ile-de-France Mobilités, leur accès sera limité, aux heures de pointes, aux personnes munies d’une attestation de leur employeur ou obligées de se déplacer pour motif impérieux. « Pour limiter la demande, le télétravail pour tous ceux qui le peuvent restera la règle, a indiqué Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique. « Nous voulons également limiter au maximum le trafic automobile et les risques de bouchons qui pourraient générer des pics de pollution ainsi que le blocage des axes routiers. Le covoiturage et les mobilités alternatives à la voiture sont donc encouragés », a ajouté la ministre. C’est notamment le sens du plan vélo doté de 20 millions d’euros présenté la semaine dernière par son ministère pour favoriser la pratique du deux-roues pendant le déconfinement.

Ouverture des plages sous condition

D’autres sujets ont également été abordés comme la question de l’accès aux plages que réclament depuis quelques semaines les maires des communes littorales. Si la règle reste la fermeture de ces espaces littoraux, des autorisations pourront être accordées par les préfets à la demande des maires, a indiqué le ministre de l’Intérieur. Concernant les frontières avec l’espace européen, elles resteront fermées jusqu’au 15 juin prochain. Les frontières avec les espaces non-européens restent fermées jusqu’à nouvel ordre. Le ministre de l’Economie, Bruno Le maire a quant à lui annoncé que les conditions étaient à présent réunies pour un redémarrage de l’activité économique. Le 11 mai prochain, ce sont donc plus de 400.000 entreprises qui reprendront leur activité. Et selon le ministre de l’Education, Michel Blanquer, 85% des écoles devraient ouvrir leurs portes la semaine prochaine et accueillir environ un million d’écoliers. « Ce ne sera pas une vie normale mais le début d’une nouvelle phase, a annoncé le Premier ministre. Les semaines qui viennent seront abordées avec pragmatisme, avec l’aide des maires que nous avons placé au centre du déconfinement mais aussi avec les élus locaux et les préfets ».

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