« L’année 2019 s’ouvre dans un climat d’inquiétude et de tensions lié à la crise dite des gilets jaunes, a rappelé la présidente de Villes de France, Caroline Cayeux, précisant toutefois que les élus n’avaient rien découvert. Ces difficultés de pouvoir d’achat de fractures sociales et territoriales, on les mesure depuis longtemps, nous les vivons, nous qui sommes des interlocuteurs du quotidien, sur le terrain ». Si les tensions ne datent pas d’hier, les fractures se sont élargies, elle se sont doublées d’une fracture territoriale et démocratique auxquelles tous réclament des réponses urgentes selon la présidente de l’association qui voit d’un bon œil de grand débat démocratique organisé par l’exécutif. Et de souhaiter que « les Français se mobilisent le plus largement possible». Les maires ne seront cependant que des facilitateurs de débats. Le grand débat ne détournera pas l’association des trois grands chantiers qui s’ouvrent en 2019 pour les villes de taille moyenne : la loi d’orientation des mobilités dite loi LOM, à laquelle Villes de France est associée, la loi d’orientation et de programmation de la justice et la taxe d’habitation. Présente à la cérémonie de Vœux, la ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités locales, Jacqueline Gourault, a fait un point sur l’opération action cœur de Ville et remercié Villes de France pour son implication. En fin, d’année les 222 conventions étaient signées et l’année 2019 sera celle de la mise en œuvre opérationnelle du programme de revitalisation des centres-villes. « Toutes les conventions sont signées en France, il y a donc maintenant à développer les politiques. Mais évidemment, il y a déjà beaucoup de chantiers en cours, il y a des chantiers matures et d’autres sont en cours de réalisation, chacun avance à son rythme et c’est là l’intérêt d’action cœur de ville » a déclaré la ministre.