«Il est passionnant d’être au développement de projets particulièrement stimulants »

Le défi du nouveau directeur général des services de la ville de Saint-Dizier et de la communauté d’agglomération Saint-Dizier, Der et Blaise : mettre en place l’ensemble des projets au service de la plus grande attractivité de ce territoire de 60 000 habitants.

RCL : Quelles sont vos ambitions pour la ville et l’agglomération ?

Christophe Landrin : Contribuer à la structuration de cette agglomération dont la fusion date de 2016, c’est une de mes priorités. Le second défi, consistera à mettre en oeuvre le projet de territoire qui vient d’être adopté, celui d’un territoire à la fois urbain et rural qui cherche à se révéler. Exister au sein du Grand Est, telle est l’ambition politique de Quentin Brière, jeune maire de la ville et président de l’agglomération de Saint-Dizier Der et Blaise. Nous allons de la même manière porter des sujets aussi importants que la réhabilitation du centre-ville de Saint-Dizier dans le cadre du programme Action coeur de ville, l’Opération programmée d’amélioration de l’Habitat-Renouvellement urbain (OPAH-RU) ou encore le développement économique pour l’agglomération. L’intérêt étant de convaincre des acteurs économiques qui auraient des velléités à venir s’implanter ici, à Saint-Dizier.

Concrètement quel type de projets vous allez piloter ?

C.L. : Nous devrions prochainement accueillir des entreprises créatrices d’emplois sur le territoire. Ce projet concret nous amène à travailler sur l’accompagnement en matière d’emploi, à retravailler les friches, les zones d’activité et tout l’environnement qui facilitera leur venue. Des actions que nous allons devoir répéter pour crédibiliser l’attractivité de ce territoire. Par ailleurs nous avons lancé début octobre la première édition de l’opération « révéler Saint-Dizier ». Concrètement un marathon créatif était organisé à destination des porteurs de projets qui ont envie de s’installer à Saint-Dizier et de développer une activité pouvant animer le centre-ville où nous disposons de plus de quatre hectares de terrains disponibles, à cinq minutes de la mairie et de la gare. C’est un projet à long terme qui va nous occuper pendant toute la durée du mandat. Enfin, avec plusieurs intercommunalités, nous travaillons à la mise en oeuvre d’un dispositif de vidéoprotection à l’échelle de trois départements ainsi qu’à la construction d’une unité organisationnelle pour faire un territoire de sécurité urbain et rural.

La crise sanitaire a-t-elle laissé des traces dans les services ?

C.L. : Certes nous avons été réactifs et agiles parce qu’il nous a fallu poursuivre nos missions de service public, pendant cette période. C’était un peu malgré nous. En ce moment, nous sommes en train de revenir au monde d’avant la crise. Avec les organisations syndicales nous réfléchissons à la manière d’envisager le télétravail de demain et comment consolider ces outils d’agilité mis en oeuvre de manière réactive. Nous avons également constaté dans nos services un élan de solidarité interne. La municipalité a donc lancé, en début de mandat, un travail sur le collectif, un regard croisé entre le fonctionnement habituel, et les points que nous devons travailler pour que le collectif existe et soit plus efficace ; comment nous devons oeuvrer pour que chaque agent se sente à la fois bien afin de rendre un service encore plus efficace en externe et en interne. La mutualisation des services et les récentes fusions rendent plus nécessaire encore ce travail sur la dynamique collective et sur un véritable épanouissement au travail.

Quelle est votre vision du management d’une collectivité ?

C.L. : Elle se résume en trois mots : expérimentation, collectif et stratégie. Il est en effet passionnant de se pencher sur des sujets qui n’ont pas totalement été défrichés. C’est alors l’occasion d’expérimenter, d’être stratégique pour avancer. Enfin, il y a l’importance du travail collectif. J’essaie d’insuffler à mes équipes cette passion participative.

Propos recueillis par Blandine Klaas

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