Le congrès des maires ouvre ses portes dans un climat de fortes tensions

Le 101e congrès des maires et des présidents d’intercommunalité qui se tiendra du 20 au 22 novembre 2018, à Paris, ouvre ses portes dans un climat de fortes tensions entre les associations d’élus et les pouvoirs publics. En cause notamment, la perte pour les territoires d’une partie de leurs ressources. Les élus déplorent le manque de moyens financiers pour l’accomplissement des missions qui leur sont conférées. Un malaise qui s’exprime à travers les démissions de maires en cours de mandat ou la volonté de ne pas se représenter, comme le montrent les résultats d’une enquête AMF-CEVIPOF*: les édiles seraient 49% à envisager l’abandon de tout mandat électif à la prochaine échéance électorale de mars 2020. Ce congrès sera donc l’occasion pour les congressistes de débattre, d’échanger et d’interpeller les pouvoirs publics sur ces difficultés qu’ils rencontrent au quotidien mais aussi sur des enjeux majeurs comme les relations entre les communes et leurs intercommunalités, l’avenir de la décentralisation, l’accès aux services essentiels de proximité ou encore l’évolution des finances locales.

* Le Centre de recherches politiques de Sciences Po