Lundi 10 décembre, dans une allocution de 13 minutes, très attendue des citoyens Français comme des élus locaux, dont il avait rencontré les représentants le matin même, le président de la République, Emmanuel Macron, a reconnu que « les événements des dernières semaines dans l’Hexagone et en outre-mer avaient profondément troublé la nation ». La crise des gilets jaunes, en effet, a mis en exergue des inquiétudes et des ressentiments extrêmement profonds qui dépassent de très loin la seule question du prix des carburants. Décrétant « l’état d’urgence économique et social », le chef de l’Etat a annoncé des mesures destinées à redonner aux Français un peu de pouvoir d’achat : augmentation du smic de 100 euros, des heures supplémentaires versées sans impôt ni charge supplémentaire ou encore une annulation de la hausse de la CSG pour les retraités qui touchent moins de 2000 €.

Il a ensuite évoqué les réformes profondes nécessaires, des « changements de fond, qui demandent une réflexion profonde et partagée, imposent un débat sans précédent ».

S’adressant aux maires, Emmanuel Macron, a déclaré qu’un tel « tel débat n’est pas seulement affaire de représentants institutionnels, il doit se dérouler aussi partout sur le terrain, et il est des interlocuteurs naturels des citoyens qui doivent en recevoir les demandes et s’en faire les relais ; ce sont les maires ». Le président de la République prévoit des rencontres avec les maires de France, région par région, pour bâtir le socle d’un nouveau contrat pour la nation.