L’intelligence artificielle va révolutionner les administrations françaises

Toutes les administrations françaises doivent traiter des volumes de documents très importants. Prenons l’exemple d’une préfecture comme Auch, dans le Gers (190 000 habitants). Seule, elle doit gérer, chaque année, entre 25 000 et 30 000 actes issus des 461 communes que compte le département. Imaginez le temps de travail nécessaire et le nombre d’agents indispensables à la vérification de la validité de ces actes des collectivités locales. Un travail colossal. Mais la bonne nouvelle est qu’aujourd’hui, des technologies basées sur l’intelligence artificielle sont capables de réaliser un premier tri, même complexe, de ces demandes. L’IA peut, par exemple, soumettre à la validation d’un fonctionnaire expert, uniquement les demandes dont la validité est peu sûre. Conséquence : au lieu d’avoir à trier manuellement l’ensemble des données, cette technologie permet de mobiliser les agents uniquement sur des problématiques à forte valeur ajoutée, où leur expertise est indispensable. Mais pour être efficace, une intelligence artificielle doit apprendre. Et pour apprendre, elle nécessite un grand volume de données pour entraîner son modèle et gagner ainsi en performance. Les administrations, avec un flux particulièrement important de demandes à traiter, sont des candidates idéales au déploiement de ce type d’intelligence artificielle. De plus, avec des législations qui évoluent sans cesse, des approches de type Machine Learning permettent de mettre à jour les modèles d’intelligence artificielle automatiquement. De par la nature même du travail effectué au sein des administrations françaises, elles sont toutes concernées ! Et si vous imaginez que les administrations françaises ne sont pas prêtes à entrer dans l’univers de l’intelligence artificielle, vous vous trompez ! Dans les faits, ces technologies se présentent aux agents comme un logiciel métier classique, avec une ergonomie pensée pour une grande efficacité et un confort de travail optimal. Nul besoin d’être mécanicien pour conduire sa voiture, n’est-ce pas ? Le déploiement de ces technologies est confié à des sociétés expertes en traitement automatique du langage et les agents de l’État et des collectivités territoriales utilisent ces technologies au quotidien comme ils utilisent n’importe quel autre logiciel professionnel dédié. L’IA va-t-elle pour autant remplacer les fonctionnaires ? La réponse est clairement non ! Les technologies de traitement automatique du langage sont là pour accompagner le travail des agents des administrations. Les objectifs sont l’amélioration du service doublé d’une augmentation du nombre des demandes traitées en un temps donné.

Par Clément Tourné, ingénieur développement logiciels – Synapse Développement

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