Transports express régionaux : la Cour des comptes dénonce un service dégradé

Regional express train at Tours station - France

Baisse de la fréquentation, dégradation de la qualité de service, augmentation des coûts d’exploitation. Les transports express régionaux qui assurent la desserte des zones périurbaines, des villes régionales et des territoires isolés font l’objet de dysfonctionnements constate la Cour des Comptes dans un rapport rendu public mercredi 23 octobre. Ainsi, « malgré le fort engagement des régions qui ont investi 3,3 Md€ dans le renouvellement du matériel roulant et 2,1 Md€ dans les infrastructures (réseau ferroviaire et gares), ces dépenses se sont accompagnées d’une baisse de la fréquentation » relèvent les Sages de la rue Cambon. Une baisse de fréquentation qui trouve sa cause principale dans la dégradation de la qualité de service, qui s’explique autant par les difficultés de gestion de l’exploitant que par le mauvais état des infrastructures. Les coûts d’exploitation, en hausse constante et couverts en grande partie par les régions sont également montrés du doigt. Selon le rapport, « ils tiennent, à la faible productivité de SNCF Mobilités et à des charges de personnel élevées, mais aussi à une offre de service par les régions qui pourrait être optimisée ». Cet état des lieux explique les fortes tensions, sur la période, entre l’exploitant ferroviaire historique, SNCF Mobilités, et les régions, en qualité d’autorités organisatrices. Quant à l’ouverture à la concurrence, qui doit permettre de rééquilibrer ces relations, « cela suppose que les régions montent en compétence pour contrôler l’activité de l’exploitant et expérimenter leurs premiers appels d’offres » estime la Cour des Comptes qui précise que « de son côté, SNCF Mobilités doit impérativement améliorer sa performance pour être concurrentielle et gagner en autonomie en envisageant la filialisation de l’activité TER ».

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