Nantes Saint Nazaire, terre d’accueil pour les entreprises… mais pas n’importe lesquelles

Malgré la crise, soixante-sept nouvelles entreprises ont posé leurs valises sur le territoire de Nantes Saint-Nazaire en 2020, toutes issues de filières ciblées à forts impacts sociétal et environnemental. À la clé, près de 1 200 créations d’emploi prévues sur trois ans.

Adossée à l’Océan Atlantique et à 2 heures de Paris, la Métropole Nantes Saint-Nazaire est une porte qui s’ouvre vers l’avenir et plus encore depuis la crise sanitaire. « Demain, l’un des facteurs d’attractivité positive d’une métropole, c’est d’accueillir des entreprises résilientes, connectées et avec un véritable impact sociétal et environnemental. Désormais, le « tout business » est dépassé «  lance Nicolas Debon, directeur de Nantes Saint-Nazaire Développement. Le ton est donné. Malgré la crise sanitaire et économique, la métropole Nantes Saint-Nazaire a accueilli l’an dernier 67 nouvelles entreprises sur son territoire. Toutes triées sur le volet. « Nous menons une stratégie de rayonnement raisonnée, fondée sur une démarche qualitative de promotion et de prospection, à l’œuvre depuis déjà plus de 2 ans, qui repose sur l’ambition d’attirer des entreprises issues des filières cibles du territoire, ainsi que des projets à forts impact RSE» poursuit Nicolas Debon.

2020 : 8 implantations sur 10 dans les filières d’excellence du territoire

L’objectif principal, explique Nantes Saint-Nazaire Développement est d’accompagner l’installation de projets issus majoritairement de ces filières prioritaires que sont le numérique, les énergies marines renouvelables, car à Saint-Nazaire, notamment, la filière est sont en train de se structurer, la santé, mais également les industries culturelles et créatives, parce Nantes a énormément investi dans le secteur tout particulièrement des médias et du design et enfin le nautisme car le secteur fait sens avec le territoire. C’est ainsi que parmi les 67 nouvelles structures implantées sur le territoire, 80% d’entre elles sont issues de ces filières cibles, contre une moyenne de 45% au cours des 3 dernières années.

1 200 emplois créés d’ici à 3 ans…

Parmi les entreprises nouvellement installées, trente relèvent du secteur numérique et prévoient de créer 364 emplois d’ici 3 ans. Cinq entreprises travaillent dans le secteur de la santé (566 emplois), onze dans les énergies nouvelles (106 emplois), trois dans le naval et le nautisme (25 emplois), huit dans les industries culturelles et créatives (21 emplois) et deux dans l’agroalimentaire (15 emplois). Au total, ce sont 1 200 emplois qui devraient être créés d’ici 3 ans. Parmi les nouveaux arrivants, seize se distinguent, par ailleurs, pour la dimension sociétale et environnementale de leur impact. C’est notamment le cas pour Hyseas, Terre exotique, Eolfi, Alka Marine ou encore VDN Group, qui œuvrent sur les secteurs des énergies nouvelles et du transport vélique. « Cette multiplication des projets d’implantation autour des énergies nouvelles démontre la montée en puissance de ces filières émergentes et la notoriété de plus en plus forte du territoire sur ces thématiques. Plus globalement, et notamment dans le contexte actuel, le positionnement affirmé du territoire en faveur de la RSE séduit de plus en plus des entreprises à impact positif, en quête de sens pour leurs projets et leurs salariés » insiste Nicolas Debon, directeur de Nantes Saint-Nazaire Développement.

… et 25 % d’entreprises étrangères dès 2021 …

Et pour 2021, l’agence de Développement poursuit sa quête. « Dans les choix des entreprises, ce qui nous semblait important, et plus encore depuis la crise sanitaire, c’est qu’elles soient en mesure de développer de véritables stratégies de RSE, qu’elles soient en capacité de monter des partenariats avec les acteurs locaux, et qu’elles aient directement ou indirectement une véritable stratégie environnementale. En d’autres termes, nous identifions des entreprises qui aident le territoire à évoluer dans cette transition » explique Nicolas Debon.

Et désormais l’agence ne cache pas vouloir attirer des locomotives étrangères.

En 2021, l’ambition est que 25 % des entreprises implantées viennent de l’étranger grâce à une prospection beaucoup plus affinée. « Dans chacun des domaines considérés comme clé par le territoire, nous avons listé 50 noms d’entreprises que nous voudrions attirer. Toutes n’ont pas forcément de projets d’implantation en France mais c’est un travail de long terme que nous engageons. Le volume ne prime plus. Nous visons la qualité des implantations » garantit Nicolas Debon.

Et pour les attirer, la Métropole n’est pas à cours d’arguments. Outre sa bonne accessibilité, son environnement économique porteur, sa qualité de vie reconnue, son audace créative avec son quartier de la création en plein cœur de Nantes où l’activité bat son plein sur l’île de Nantes, avec les créatifs et les startups, qui réinvestissent les anciennes halles des chantiers navals Alstom, Nantes Saint-Nazaire offre des formations d’excellence.

Premier pôle  d’enseignement supérieur et de recherche du Grand Ouest, l’Université de Nantes est l’une des grandes universités pluridisciplinaires françaises et contribue activement à l’attractivité de son territoire. « La métropole offre les compétences, un argument qui convint » garantit Nicolas Debon.

Danièle Licata

Cher(e)s lecteur(trice),

Vous n’êtes pas abonné mais vous souhaitez recevoir des informations exclusives de la part de RCL, la Revue des Collectivités Locales, merci de renseigner le formulaire ci-dessous.