Restauration collective : des moyens financiers sont indispensables pour atteindre les objectifs de la loi EGalim

75% des restaurants collectifs portent un jugement positif sur la loi Agriculture et Alimentation dite EGalim qui fixe notamment un objectif de 50% de produits de qualité, dont 20% de bio d’ici 2022.  Cependant, 78% d’entre eux considèrent qu’ils n’arriveront pas à atteindre les objectifs sans financements adéquats. Voici le principal enseignement de l’enquête menée par la Fondation Nicolas Hulot (FNH)et le réseau Restau’Co auprès de gestionnaires de restaurants collectifs déjà engagés vers plus de bio et de produits de qualité. Les professionnels sondés estiment le besoin d’investissement de départ jusqu’à 99 centimes par repas, soit 16% du coût complet moyen d’un repas : 95,2 centimes d’€ par repas pour couvrir les frais relatifs aux matériels, à la réorganisation et à la formation, 2,7 centimes d’€ par repas relatifs à la structuration de filières locales durables. Enfin, 0,7 centimes d’€ par repas pour les campagnes de sensibilisation. La Fondation Nicolas Hulot (FNH) estime que l’Etat doit investir et fait la proposition suivante  : le versement d’une prime à l’investissement  de 330 millions d’EUR par an pendant 3 ans pour encourager les donneurs d’ordre de la restauration collective publique ou privée en gestion directe du secteur scolaire, santé et médico-social.