Dans les grandes villes, la parité est encore loin d’être atteinte. À l’issue du second tour des élections municipales de 2026, seules 8 villes de plus de 100 000 habitants sur 42 seront dirigées par des femmes, soit environ 19 %, contre 81 % d’hommes. Ce chiffre est en recul par rapport à 2020, où elles étaient 11.
Parmi ces huit femmes, six ont été réélues, comme Nathalie Appéré à Rennes, Josée Massi à Toulon ou encore Nathalie Koenders à Dijon. Deux nouvelles maires s’ajoutent à cette liste : Laurence Ruffin, qui s’impose à Grenoble face à Alain Carignon, et Catherine Trautmann, déjà ancienne maire, qui reprend la tête de Strasbourg.
Dans le même temps, plusieurs villes ont basculé au profit d’hommes. À Paris, Emmanuel Grégoire succède à Anne Hidalgo après sa victoire face à Rachida Dati. À Besançon, Ludovic Fagaut (LR) bat la maire écologiste sortante, tandis qu’à Mulhouse, Frédéric Marquet l’emporte face à Michèle Lutz.
La situation est encore plus marquée dans les plus grandes métropoles : parmi les dix plus grandes villes de France, seules deux sont dirigées par des femmes — Johanna Rolland à Nantes, réélue pour un troisième mandat, et Catherine Trautmann à Strasbourg.
Là encore, il s’agit d’un net recul. En 2020, la moitié des dix plus grandes villes étaient dirigées par des femmes, notamment Anne Hidalgo à Paris, Jeanne Barseghian à Strasbourg, Johanna Rolland à Nantes et Martine Aubry à Lille. Après le départ de cette dernière, c’est Arnaud Deslandes qui lui a succédé en 2025.
Plus d’informations à venir dans le prochain numéro de la Revue des Collectivités Locales de Juin