Alors que de violents incendies ravagent actuellement plusieurs territoires, Communes forestières France salue l’engagement des maires qui exercent leurs responsabilités de directeurs des opérations de secours en assurant la protection des populations, l’action remarquable des sapeurs-pompiers qui luttent sans relâche pour contenir les flammes, ainsi que celle de l’ensemble des acteurs de la filière forêt-bois mobilisés sur le terrain. Mais pour la Fédération, une évidence s’impose : on ne pourra pas reconstruire éternellement, si on n’anticipe pas davantage. Dans un communiqué publié le 8 juillet 2026, elle indique que « chaque nouvel incendie rappelle le coût humain, économique et environnemental de l’inaction, sans compter les impacts sur la santé publique. Investir dans la prévention n’est pas une dépense : c’est un choix de responsabilité. Les études montrent qu’1 euro investi dans la prévention permet d’éviter près de 29 euros* de dépenses liées aux dégâts et à la reconstruction. » Elle estime que dans le contexte budgétaire actuel, « réduire les moyens consacrés à la forêt serait une erreur. C’est précisément aujourd’hui qu’il faut investir davantage dans la prévention, l’adaptation des forêts, la gestion durable et l’accompagnement des collectivités. »
Le rôle bénéfique des forêts n’est plus à démontrer.Les forêts rafraîchissent les territoires, stockent du carbone, protègent la biodiversité, préservent la ressource en eau, maintiennent les sols et fournissent une matière première renouvelable indispensable à la transition écologique. « Les laisser disparaître par manque d’anticipation serait un échec collectif. La forêt doit devenir une priorité nationale» alerte Communes forestières France qui porte la proposition suivante : créer une cellule nationale d’anticipation dédiée à la forêt et à la filière bois, déclinée dans les territoires. Ses missions ? analyser les risques forestiers et leurs interactions ; construire des scénarios d’évolution des massifs forestiers ; anticiper l’évacuation, la valorisation et les flux de bois après crise ; définir les stratégies d’équipement et de prévention ; agréger les données nationales, régionales et locales pour éclairer les décisions ; capitaliser sur les retours d’expérience des territoires ; accompagner l’acculturation des populations aux risques. Communes forestières France réunira son conseil d’administration en urgence le 22 juillet afin d’évaluer les conséquences de cette nouvelle vague d’incendies et de préparer les mesures d’accompagnement des communes touchées.