Face à l’adhésion des collectivités concernées, aux besoins pérennes, et à l’efficacité démontrée du dispositif, et alors que l’enveloppe initiale touche à sa fin, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, vient d’annoncer l’inscription d’une enveloppe désormais annuelle de 50 millions dans la loi de finances 2026, qui permettra de sortir d’une logique de financement ponctuel pour inscrire l’action menée dans la durée. Lancé en 2021 et doté d’un budget initial de 110 millions d’euros, le programme national ponts (PNP), piloté opérationnellement par le Cerema, établissement public du ministère des Transports, répond à un enjeu crucial : le nécessaire renforcement de l’entretien des ponts et murs de soutènement présentant des enjeux de structure à court terme, à travers un soutien financier et technique aux plus petites communes dans la gestion et l’entretien de ce patrimoine. Chaque année, cette dotation dédiée au Programme permettra de réparer ou reconstruire près de 400 ouvrages parmi les plus dégradés, et venir ainsi en aide aux communes disposant de faibles ressources. Le programme reste piloté par le Cerema, dans le cadre d’une convention renouvelée en 2026 avec le Ministère des Transports et l’agence de financement des infrastructures de transport de France (AFIT-France). « Entretenir un pont est une charge financière lourde, difficile à supporter pour nos plus petites communes. Face au vieillissement de ces infrastructures, il était urgent d’apporter un soutien financier et technique. Le succès de la première phrase du programme national ponts a démontré qu’il répondait efficacement aux besoins des communes. La sécurité de nos infrastructures, au cœur du projet de loi cadre pour les transports, est essentielle et nécessite de s’inscrire dans la durée. La transformation du budget initial en une dotation annuelle permettra d’inscrire l’action sur le long terme, au bénéfice de la sécurité de nos concitoyens. D’ici à 2035, ce sont 600 millions qui seront consacrés à la sécurité des ponts communaux. Je salue la mobilisation des sénateurs qui ont permis au moment des débats budgétaires de mettre en avant l’importance de l’enjeu et de garantir des financements à la hauteur des besoins. » a déclaré Philippe Tabarot.