Décidée lors du Conseil interministériel de la mer du 26 mai 2025, cette feuille de route s’inscrit dans la politique de restauration du bon état du milieu marin. Elle vise à prévenir les pollutions d’origine terrestre et à réduire leurs impacts sur le milieu marin, les activités économiques et la santé publique.
« Les eaux littorales font vivre des milliers de familles de pêcheurs, de conchyliculteurs ou encore de professionnels du tourisme. Nos littoraux sont donc une interface cruciale. Une interface où les activités humaines, même très éloignées du littoral, ont des conséquences directes sur la qualité de ces eaux, avec un impact écologique mais également économique, a déclaré Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche. La qualité des eaux littorales est donc un défi majeur pour aujourd’hui et plus encore pour demain. C’est le sens de cette feuille de route interministérielle, décidée lors du Conseil interministériel de la mer du 26 mai 2025. Pour la première fois, les leviers d’action – assainissement, urbanisme, biodiversité – sont saisis simultanément, au service d’un objectif unique : améliorer nettement et durablement la qualité de nos eaux côtières. »
Les eaux littorales jouent un rôle écologique essentiel comme zones de nurserie pour les espèces halieutiques ou comme puits de carbone notamment. La bonne qualité de ces eaux constitue en outre la condition de nombreux usages du littoral. Face à ces enjeux, le Gouvernement propose une réponse coordonnée entre les différentes politiques publiques concernées, notamment en matière de santé, d’eau, de biodiversité, de pêche et d’aquaculture, ainsi que de tourisme. Ainsi, cette feuille de route qui s’appuie notamment sur les propositions du groupe de travail « Qualité des eaux côtières » du Conseil National de la Mer et des Littoraux fixe des priorités afin d’accélérer la mise en œuvre des dispositifs existants en matière de réduction des pollutions d’origine tellurique (microbiologiques, chimiques ou physico-chimiques) en identifiant et en activant les leviers permettant d’agir à la source de celles-ci.
Trois axes pour une action concrète et rapide
•L’identification des secteurs sur lesquels il est possible d’agir rapidement ;
•La nécessité d’étendre à l’ensemble du littoral de métropole et des outre-mer les bonnes pratiques et en expérimenter de nouvelles, telles que les dispositifs d’alerte précoce qui ont pu expérimentés par les ostréiculteurs ;
•L’amélioration des connaissances, des données ainsi que l’information du public.